Syndrome de l'imposteur : pourquoi les femmes manquent-elles tant de confiance en elles ?

Valérie Josselin

Le sentiment d'illégitimité toucherait principalement les femmes, soutiennent la journaliste Elisabeth Cadoche et la psychothérapeute Anne de Montarlot, qui publient, le 25 mars, « le Syndrome d'imposture. Pourquoi les femmes manquent-elles tant de confiance en elles ? » (Les Arènes). Vrai ou faux ?

Michelle Obama, Simone Veil, Charlotte Gainsbourg… toutes ces femmes brillantes ont avoué qu'elles avaient souffert du « syndrome de l'imposteur », un concept défini en 1978 par deux psychologues américaines, Pauline Rose Clance et Suzanne Ament Imes. A l'époque, elles le décrivent comme « l'impression secrète d'être de fausses intellectuelles » touchant certaines femmes diplômées ayant accédé à des postes à responsabilités. Avant de reconnaître quelque temps plus tard qu'il n'existe aucune différence de genre : l'homme peut en souffrir autant que la femme. Selon les chercheuses, 70 % de la population, hommes et femmes confondus, tendent à douter, ne serait-ce qu'une seule fois, de la légitimité de leur statut et de leurs capacités. Pour la journaliste Elisabeth Cadoche et la psychothérapeute Anne de Montarlot, dont le livre sort la semaine prochaine, les femmes seraient nettement plus sensibles au syndrome de l'imposteur que les hommes. « Un jour, nous avons assisté à la conférence d'une haute fonctionnaire bardée de diplômes (Sciences Po, ENA…), se souvient Elisabeth Cadoche. Au détour de sa présentation, elle a laissé échapper cette phrase surprenante : “A ce moment-là, je me sentais illégitime, à la limite de l'imposture.” Comme nous avions connu nous aussi ce sentiment à un moment de notre vie, nous avons souhaité remonter à l'origine de la question : “Pourquoi douter de ses compétences est-il le lot commun des...

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