Les tâches domestiques nuiraient davantage à la santé mentale des femmes salariées, selon une étude

Annushka Ahuja

Une étude australienne démontre que les femmes qui travaillent sont davantage affectées que les hommes par la charge mentale de la tenue du foyer.

Éteindre l’ordinateur. Dire au revoir aux collègues. Quitter le bureau. Et commencer une deuxième journée de travail. Cela vous paraît impensable, ou au contraire vous dit étrangement quelque chose ? Une fois arrivées chez elles, les femmes entament souvent la seconde partie de leur journée consacrée aux tâches domestiques et, lorsqu’elles en ont, aux enfants. Si la répartition de ces corvées tend à devenir (un peu) plus équitable entre les femmes et les hommes dans les relations hétérosexuelles, les femmes restent celles qui en font le plus. Et celles qui supportent la charge mentale. Une charge qui pèse extrêmement lourd. Selon une étude menée par des scientifiques de l’université de Melbourne publiée dans The Lancet et relayée par Marie-Claire, cette mauvaise répartition des tâches entraînerait des dommages à long terme sur la santé des femmes.

Pour parvenir à cette conclusion, l’équipe de recherche s’est basée sur 19 études précédentes menées dans 35 pays dans le passé autour de cette question de “travail non rémunéré” et son lien avec les problèmes de santé mentale autodéclarés. Le résultat est sans équivoque : “le bien-être des femmes diminue avec l’augmentation du nombre d’heures de travail ménager”. Celui des hommes, lui, ne bouge pas. Pour expliquer cet écart majeur, les scientifiques penchent pour “les divisions sexospécifiques des tâches ménagères”.

Concrètement, “les hommes effectuent généralement les tâches les moins urgentes et les moins exigeantes au sein du ménage, (...)

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