Voici comment le télétravail peut dérégler le cycle menstruel

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C'est un effet collatéral du télétravail auquel on ne s'attendait pas. 

Une étude de la Spire Healthcare a révélé, en mars 2022, que le télétravail pouvait avoir un impact sur le cycle menstruel, et ce, notamment à cause de la fatigue, du stress et du manque d’activité physique induits par le travail à distance. 

En effet, l’étude dévoile que les personnes menstruées avaient, lors de leurs journées de travail à domicile, des réunions par visioconférence plus longues et des pauses plus courtes, à la fois que lors de journée en présentiel, mais aussi en comparaison avec des personnes non menstruées.

Elles ont également déclaré être plus fatiguées par les réunions virtuelles : leur fatigue “zoom” était ainsi supérieure de 13,8%. 

Le stress et l'épuisement perturbateur du cycle menstruel

C'est donc un cercle vicieux qui s'installe. Un temps trop grand passé devant l’écran induit une augmentation du stress et des troubles du sommeil. Ceux-ci impliquent à leur tour des perturbations du cycle menstruel. C'est ainsi que le télétravail et l'épuisement nerveux qu'il provoque peuvent mener à des règles tardives, irrégulières, inexistantes ou plus douloureuses.

Bien que le cycle menstruel soit naturellement variable d’une personne à l’autre, mais aussi au fil du temps pour une seule et même personne, une étude publiée en 2022 dans le Journal of Women’s Health et menée par l’Université Northwestern de Chicago avait révélé que 34% des femmes dont la santé mentale avait été très affectée par la pandémie de Covid-19, avaient constaté que leurs menstruations s’allongeaient et devenaient plus intenses. 

En cause, selon les chercheurs ? Le stress et l'anxiété qui influenceraient les mécanismes hormonaux à l'origine du cycle menstruel, les œstrogènes et la progestérone.

Un cycle menstruel perturbé a des effets sur la santé

Une autre étude, publiée cette fois en septembre 2020 dans Le British Medical Journal, avait démontré quant à elle que les femmes ayant déclaré avoir des cycles régulièrement perturbés, avaient connu des taux de mortalité plus élevés. Le panel de cette étude était composé d’infirmières dont la santé avait été étudiée de près de 1993 à 2017.

Les cycles menstruels irréguliers et longs à l’adolescence et à l’âge adulte sont associés à un risque plus élevé de mortalité prématurée (âge inférieur à 70 ans)”, avaient alors déclaré les chercheurs de l’Université d’Harvard, Michigan et Hanzhong, initiateurs de l'étude susmentionnée. 

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