Témoignage : j'ai fait une PMA toute seule... et j'ai eu des jumeaux

A 36 ans, je me sépare de mon compagnon. Le sujet des enfants me taraude et je sais que je n'ai plus le temps de me tromper. Je décide de congeler mes ovocytes, cela me semble la meilleure assurance, le temps de trouver un nouveau conjoint. Comme je ne remplis pas les conditions pour le faire en France, je dois me tourner vers l'étranger. Je contacte une clinique espagnole. Prises de sang et échographies, on me demande une batterie d'examens. Mes résultats sous le bras, je m'envole vers l'Espagne. Lors du rendez-vous médical, je manque de tomber de ma chaise. Le médecin m'annonce que je ne suis pas une bonne candidate pour la congélation, ma réserve ovarienne étant insuffisante. Alors que je pensais être dans les temps pour préserver ma fertilité, j'ai l'impression d'être une voiture à la casse.

L'idée de faire un enfant en solo fait son chemin

Pendant le rendez-vous, le médecin me brosse le tableau de mes chances de procréation : je peux être enceinte naturellement dans les deux ans qui viennent avec un partenaire ou un donneur, mais si je tarde trop, le don d'ovocyte risque d'être mon seul recours. Je rentre chez moi dépitée. Je pars 3 semaines en vacances en Islande avec une amie pour faire de la randonnée. L'occasion idéale pour une introspection. Alors que le premier jour, faire un bébé toute seule à 36 ans me parait insensée, 3 semaines après, j'ai changé d'avis. Une petite voix me murmure : "Si à 45 ans, je n'ai pas d'enfant, est-ce que je me le pardonnerais ?" Au retour de vacances, j'en parle à mes parents qui me soutiennent dans ce projet.

Deux petits ronds clignotent sur l'écran

Quelques semaines plus tard, je me lance dans une insémination avec donneur en Espagne. L'approche de cette clinique me plaît car le donneur est sélectionné par leurs soins pour me ressembler physiquement (contrairement à certains pays où il existe un catalogue des donneurs). Le fait qu'il soit anonyme ne me gêne pas car aujourd'hui, avec les banques ADN, je suis persuadée que mon enfant

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