Témoignage : maire pour la première fois à 62 ans

·1 min de lecture

"J’ai toujours été intéressée par la vie publique. En tant que directrice adjointe au conseil départemental, chargée des politiques médico-sociales, j’étais en contact avec les élus, les institutions. Et je suis viscéralement attachée à mon territoire. Quand j’ai pris ma retraite, j’avais une énergie folle et plein d’envies. À 62 ans, c’était le moment d’entamer une deuxième vie. Guéret est une préfecture, cela donne plus de travail et de responsabilités. Le plus dur est d’entrer dans un monde rongé par la politique politicienne. Moi, j’arrive avec la fraîcheur d’une novice, or les rapports sont souvent des rapports de force politique, ce qui peut désemparer ! J’ai la chance d’avoir un mari qui me soutient. C’est passionnant, on touche à des domaines variés ; et, surtout, le contact avec les citoyens est un bonheur. Je n’ai rien changé à mes habitudes, je me balade toujours dans ma petite Fiat 500, ceux qui me tutoyaient continuent. Je reste la voisine, l’amie, la cliente… avant d’être la maire. Bien sûr, faire son marché est un peu plus long mais j’éprouve du plaisir à ce que les gens m’abordent. J’aime ce contact. Ce qui me pèse, ce sont vraiment les personnes qui vous jugent parce que vous n’êtes pas encarté ! Mon choix était d’avoir une équipe apolitique et jeune. En tant que femme, avoir un mandat c’est cumuler plusieurs charges à la fois mais on a l’habitude. Nous avons une conception de la vie politique différente des hommes : on mène une mairie comme on mène un foyer, (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite