Un Témoin de Jéhovah jugé pour tentative de meurtre sur sa femme en Seine-et-Marne

© FRANCK HAKMOUN/SIPA

Un chef d'entreprise est jugé à partir de lundi aux assises de Seine-et-Marne pour un assassinat par balle raté sur sa femme lors d'un pique-nique, dans un milieu de Témoins de Jéhovah qui réprouve le divorce.

« Elle est pas morte, il faut que tu la finisses. »

Le dimanche 4 juin 2017 au soir, Philippe Goncalves, 34 ans, emmène sa femme pique-niquer dans le parc du château de Champs-sur-Marne à la sortie de leur congrégation des Témoins de Jéhovah, un mouvement rigoriste régulièrement accusé de dérives sectaires.

Marié depuis treize ans, le couple traverse des remous. Le flirt de ce fondateur d'une entreprise de travaux avec une jeune employée déclenche des crises de jalousie de son épouse, qui croise sa rivale lorsqu'elle vient dans les locaux faire la comptabilité.

Lire aussi >> Féminicide : un homme écroué à Blois après avoir tué sa compagne d’une trentaine de coups de couteau

Une tentative de meurtre préméditée

Ce soir-là, pense-t-elle, son mari organise cette excursion pour lui offrir enfin un cadeau, qu'elle réclame instamment comme gage d'affection. Dans le vaste parc arboré, le duo s'installe dans un endroit « cosy », à l'abri des regards.

Le dîner consommé, Philippe Goncalves déclare soudain avoir « oublié le cadeau » et retourne à la voiture le chercher. Son absence dure une quinzaine de minutes, au point que sa femme commence à s'inquiéter.

Enfin de retour, son époux lui offre un flacon de parfum. Pendant encore un quart d'heure, ils conversent innocemment, lisent la Bible sur téléphone portable. C'est alors que l'entrepreneur annonce avoir un second cadeau.

Pour préserver la surprise, il demande à sa femme de se retourner....

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles