Témoin de violences conjugales, que faire ?

Myriam Loriol
·2 min de lecture

Le 25 novembre, c'est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. L'occasion de rappeler que, chaque année, près de 220 000 femmes sont brutalisées par leur compagnon. Cela peut concerner une amie, une collègue, une voisine…

Elles s'appelaient Stéphanie, Johanna, Florence… En 2019, 146 femmes sont mortes sous les coups de leur (ex-)conjoint. Ces chiffres sidérants révèlent le martyre qu'endurent chaque année toutes les victimes de violences conjugales, les situations exceptionnelles de confinement ne faisant qu'empirer leur calvaire.

Or, sous l'emprise de leur « homme », elles se confient (trop) rarement à leur entourage. Des signaux peuvent alerter : lors de vos dernières vacances, le mari de votre amie Patricia s'est cruellement moqué de son incapacité au volant, sous-entendant même qu'elle n'était douée dans aucun domaine.

Il ne lui a même pas laissé la possibilité de rétorquer, tellement il a haussé la voix pour affrmer son autorité. « On a tendance à aller voir son amie une fois l'incident terminé, or on ne fait que la responsabiliser. On s'adresse rarement au mari sur le fait, alors que c'est lui le coupable ! Il ne faut pas hésiter à intervenir si on le connaît en lui signifiant qu'il dépasse les bornes », conseille Sonia Pino, psychologue clinicienne et cofondatrice de l'association d'aide aux femmes Elle's Imagine'nt. Peut-être a-t-on tendance à oublier que toute violence conjugale, qu'elle soit physique, sexuelle, mais aussi morale, est interdite par la loi… Est-on pour autant obligé de la dénoncer aux autorités ? Pas dans tous les cas, bien sûr, mais si l'on est témoin de situations graves, il ne faut pas hésiter. « Si l'on voit...

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