Y a-t-il trop d’experts à la télé ?

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"Le port du masque par la population est inutile", "ll n’y aura jamais de deuxième vague !"... La pandémie l’a illustré : à chaque crise, les experts monopolisent un peu plus les plateaux télé. Tout a commencé lors de la première guerre du Golfe. Sans information précise sur l’avancée du conflit, les journalistes devaient "meubler", et le spécialiste des questions militaires empilant les détails techniques permettait alors d’éviter les silences incongrus.

Ces intervenants sont devenus aussi nombreux qu’incontournables avec l’essor des chaînes d’info en continu. "Un homme comme Christophe Barbier est capable de parler de tout et de n’importe quoi ; c’est rassurant parce que quand vous l’invitez, vous savez qu’il n’y aura pas de blanc à l’antenne, décrypte le sociologue des médias François Jost. Après, tout dépend de ce que l’on entend par ce mot : un véritable expert s’avère utile pour préciser des faits ou des points techniques afin de mieux comprendre un sujet donné. Le problème, c’est qu’on l’invite pour une actualité précise, mais qu’on va lui demander également de s’exprimer sur des thèmes qu’il ne maîtrise pas. On l’interroge sur tous les sujets un peu à tort et à travers."

Ainsi, nombre d’entre eux sont sollicités sur des problématiques hors de leur champ de compétence. Et même si les journalistes rivalisent pour faire appel aux plus pertinents, les imprécisions qui en ressortent contribuent à entretenir la défiance. En effet, certaines chaînes sont accusées d’orienter (...)

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