Tahar Rahim dit son admiration pour Jean Gabin : "C'était un peu notre Brando"

·1 min de lecture

Près de 80 ans et mille évolutions du cinéma les séparent. Pourtant, lorsqu'il doit citer un comédien à qui il s'identifiait pendant ses études, Tahar Rahim nomme spontanément Jean Gabin, un acteur "proche du réel". Invité de Michel Denisot dans Icônes, samedi sur Europe 1, l'interprète de Malik dans Un Prophète, a dit toute son admiration d'un monument du cinéma français, intemporel car terriblement moderne à ses yeux. 

>> Retrouvez tous les entretiens de Michel Denisot tous les samedis à 8h45 sur Europe 1 ainsi qu’en podcast et en replay ici 

"Une passation, ou plutôt une révolution"

"Je me souviens d'un film notamment, qui m'a beaucoup marqué, qui s'appelle Le jour se lève de Marcel Carné [sorti en 1939, ndlr]", commence Tahar Rahim. "Il y a le grand Jules Berry, qui est un immense acteur, et encore plus à cette période-là. Et puis Gabin, qui est encore jeune. Il arrive et ils ont une scène avec Arletty, tous les trois au comptoir d'un bar." 

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Tahar Rahim décrit alors "le choc de deux façons de jouer, mais de deux générations différentes, comme s'il y avait une passation, ou plutôt une révolution". "Gabin apporte un parler qui vient de la rue et aussi une façon de se mouvoir, de regarder et une aisance… C'était un choc assez fort, qu'on peut souvent observer, en général, dans les changements majeurs du cinéma."

Celui qui joue un assassin sans pitié dans la nouvelle série Netflix Le Serpent établit ainsi une analogie avec un cinéma plus ancien encore. "Ça existait dé...


Lire la suite sur Europe1