La tentation du carnaval de Venise

Troquer le jean pour une robe à paniers, choisir son masque, puis rejoindre un bal dans un palais… Nos astuces pour vivre de l’intérieur cette fête qui attire chaque année, en février, 3 millions de personnes. 

« On y est! Regardez le nombre d’Arlequin et de Casanova qui arpentent les quais de la gare!» s’écrient Alain et ses amis débarqués de Genève. Comme chaque année. «Nous avons nos habitudes. Et nos adresses! Venise exprime le mieux sa nature pendant le carnaval : un décor de théâtre vivant dédié à la fête, aux extravagances et à la transgression ! dit Alain avec enthousiasme. Il suffit de se lever tôt et de bien choisir son itinéraire pour avoir l’impression que la ville est à soi.» Aussitôt les valises déposées à l’hôtel, cap sur l’atelier de costumes Sogno Veneziano. Situé à vingt minutes de la place Saint-Marc, dans un quartier où chaque petit bar est une invitation, il est un univers à lui seul.

Vicomtes et archiducs venus du monde entier ont, pour la plupart, confectionné eux-même leur costume, différent chaque année.

Vicomtes et archiducs venus du monde entier ont, pour la plupart, confectionné eux-même leur costume, différent chaque année. © Emmanuelle Eyles/Paris Match

Ici, 250 vêtements uniques, cousus par Giulia Russolo, fille et petite-fille de costumière, vous attendent. Tout droit sorties de gravures, jamais répétées, ces tenues sont le passeport indispensable pour voyager dans le temps. Ne pas hésiter à toucher, humer, soupeser et essayer. Jabots, taffetas, brocarts et tricornes à plumes sont à découvrir. Giulia et son mari Igor comptent parmi les dix derniers «maschereri » qui fabriquent des masques en papier(...)


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