Tests ADN : ils ne sont pas sans dangers

Brigitte Valotto

Retracer l’histoire de nos gènes, c’est aujourd’hui possible à peu de frais. Et cela passionne de plus en plus de Français. Non sans risques…

A Noël dernier, Pauline a trouvé sous le sapin… un kit pour prélever sa salive. Un paquet joliment emballé dans un coffret MyHeritage, l’une des nombreuses start-up proposant des tests ADN pour retrouver ses origines. A-t-on 2 % d’Inuit, 8 % d’Africain, 10 % d’Arabe ? Pauline avait demandé ce cadeau à son frère, après avoir repéré une promotion à 59 € sur YouTube. Si la prestation est illégale en France, elle se répand depuis l’étranger, surtout les Etats-Unis, sur les réseaux sociaux. « Tout ce que l’on risque, c’est que le colis soit saisi en douane, auquel cas la start-up promet de vous rembourser », précise Pauline, qui avait tout prévu… sauf d’avoir 10 % d’origines ukrainiennes et 2 % d’ancêtres scandinaves, elle qui se croyait avant tout d’origine espagnole.

Un oncle en Amérique ?

« On reçoit par courriel une infographie où vos pourcentages génétiques sont répartis sur un atlas mondial, explique Pauline. C’est comme plonger dans l’histoire des migrations de sa famille. » D’autant que les recherches génétiques effectuent aussi des recoupements avec des membres très lointains qui, de leur côté, ont également demandé un test sur leurs origines. C’est comme cela que Pauline s’est découvert une cousine aux Etats-Unis! Il lui suffit maintenant de la contacter sur les réseaux sociaux où elle a laissé sa trace… C’est par ce même biais que, pour la première fois, l’an dernier, s’est résolue une affaire policière aux EtatsUnis: un polici...Lire la suite sur Femina.fr

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