« Un texte dangereux » : Andréa Bescond en colère contre la loi sur les violences sexuelles sur mineurs

Lydia Menez
·1 min de lecture

Le collectif 50/50, qui promeut l’égalité femme homme dans le cinéma, a publié lundi une tribune contre ce texte. L’artiste, membre de l’association, a souhaité nous expliquer pourquoi la France « régresse » avec cette loi.

Vanté au départ comme une réelle avancée pour les enfants, le texte de loi sur les violences sexuelles sur mineurs, voté à l’Assemblée le 15 mars, fait des remous. Il prévoit notamment un seuil de non-consentement à 15 ans (18 ans en cas d’inceste), sauf en cas de petite différence d’âges, dans une clause dite « de Roméo et Juliette ». Le collectif 50/50, qui promeut l’égalité femme homme dans le cinéma, a publié lundi dans son magazine une tribune pointant du doigt les manquements du texte. Andréa Bescond, réalisatrice du film « Les Chatouilles » et membre de l’association, prend aujourd’hui la parole contre ce texte de loi qu’elle qualifie de « dangereux ».

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ELLE. Pourquoi élevez-vous la voix aujourd’hui contre cette loi ?

Andréa Bescond. Parce que je suis révoltée. Ce texte n’a pas une vision globale des violences sexuelles faites sur les mineurs, il ne traite qu’une partie du problème. Certaines choses me gênent profondément. Premièrement, le refus de l’imprescriptibilité. Deuxièmement, l’introduction de la notion d’autorité de fait ou de droit dans les cas d’inceste. Ça veut dire qu’un vieil oncle qui agresse avec pénétration sa nièce de moins de 15 ans n’a pas autorité de droit ou de fait, donc les faits ne seront pas qualifiés en « inceste » mais en « pédocriminalité », ce qui est injuste. Troisièmement, la restriction du délit...

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