La thérapie par le trip ?

Julie Rambal

Dans « Phantastica », Stéphanie Chayet dévoile les avancées anglo-saxonnes sur l'usage encadré des substances psychédéliques, illégales en France. Elles soulageraient notamment les malades du cancer. 

« Branche-toi, accorde-toi, abandonne-toi », scandait Timothy Leary à l'intention de la jeunesse des sixties, l'encourageant à explorer son inconscient à travers le LSD. Respectable psychologue à Harvard avant de devenir la grande icône de la contre-culture hippie, il croyait fermement, comme d'autres psys de l'époque, aux vertus thérapeutiques du « trip ». Après une longue période de stigmatisation, la médecine psychédélique – littéralement « révélatrice de l'âme », selon son étymologie grecque – pourrait révolutionner aujourd'hui le traitement de l'anxiété et de la dépression, selon certains médecins.

Des hôpitaux, majoritairement anglo-saxons, testent, pour ses bienfaits, l'usage contrôlé des « psychédéliques » : en modifiant l'état de conscience, ils procureraient une inestimable sérénité. La psilocybine, cousine du LSD, administrée lors d'une séance encadrée, soulagerait déjà l'angoisse de mort des patients confrontés au cancer. Dans un essai fascinant (« Phantastica », éd. Grasset), la journaliste Stéphanie Chayet, qui a elle-même été récemment mise à l'épreuve de la maladie, nous plonge au cœur d'une possible révolution du soin de l'âme dans laquelle les psychiatres se font chamans.                                                                                        

ELLE. La médecine psychédélique, c'est quoi ?                

Stéphanie Chayet. Cette médecine utilise une famille de substances...

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