Dans les “tableaux chinois” de Thomas Ruff , beaucoup de signes à déchiffrer

Ingrid Luquet-Gad
·1 min de lecture
© Thomas Ruff/VG Bild Kunst, Bonn/Artists Rights Society (ARS), New York
/David Zwirner
© Thomas Ruff/VG Bild Kunst, Bonn/Artists Rights Society (ARS), New York /David Zwirner

Il y a un virus chinois dans l’exposition, mais celui-ci est à prendre au sens propre : un glitch dans la matrice de la propagande de l’empire du Milieu. Cette perturbation est à la fois visuelle et temporelle, se manifestant tout autant par la pixellisation à outrance que le retour aux années 1960 maoïstes.

Aux murs de la galerie David Zwirner à Paris, le photographe allemand Thomas Ruff décline dix de ses tableaux chinois, qui emplissent l’espace en format sériel monumental s’élevant à plus de deux mètres de hauteur. L’idée de la série, initiée en 2019, vient à l’artiste lorsqu’il découvre l’un de ces livres glossy habituellement présentés sur les tables basses d’appartements cossus.

Les portraits de Mao, passés au prisme de l’iconographie pop, d’un Warhol notamment, on les connaît. Ils se portent ironiquement sur les T-shirts, se déclinent sur les mugs. Thomas Ruff, ici, ne présente que trois de ces représentations, en guise d’indice ou d’incipit.

Lire la suite...