Thrombose : la pilule qui passe mal

Alice Augustin
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En mars, une trentaine de cas de thromboses ont stoppé un temps l'administration du vaccin AstraZeneca. Associations et militantes féministes se sont étonnées de la moindre émotion suscitée par les thromboses liées, elles, à la pilule contraceptive.

Deux poids, deux mesures ? Alors que les craintes d’un lien (toujours pas établi) entre le vaccin AstraZeneca et de graves thromboses (au 11 mars, 30 cas pour 5 millions de doses au niveau européen) ont stoppé un temps son administration, associations et militantes féministes se sont étonnées de la moindre émotion suscitée par les thromboses liées à la pilule contraceptive.

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Dans un communiqué, l’Association des victimes d’embolie pulmonaire et AVC (Avep) dénonçait cette différence de traitement, rappelant que, entre 2000 et 2011, 30.348 Françaises ont eu un incident thromboembolique (provoqué par la formation d’un caillot de sang dans les veines) lié à la prise de la pilule – 220 en sont décédées. Une comparaison trompeuse, car, selon certains scientifiques, les thromboses observées après des vaccinations seraient plus graves et les risques concernant la pilule connus des patientes – faisant donc l’objet d’un suivi par les médecins.

« Nous n’avons pas cherché à établir une comparaison scientifique, se défend Florence Markarian, présidente de l’Avep. Mais nous voulons rappeler les risques qu’on fait courir aux femmes et que l’on juge, eux, acceptables. Nous demandons depuis des années un dépistage systématique, avant prescription de la pilule, des facteurs de risques génétiques – responsables de 30 à 40 % des...

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