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Tina Turner : « Elle avait vraiment une voix de survivante »

En 1986, Tina Turner est au top.   - Credit:Andre Csillag/Shutterstock/SIPA / SIPA / Andre Csillag//SIPA
En 1986, Tina Turner est au top. - Credit:Andre Csillag/Shutterstock/SIPA / SIPA / Andre Csillag//SIPA

On reste tous sans voix lorsque Tina Turner passe dans nos oreilles. Ça marche aussi pour André Manoukian, l'auteur-compositeur, ancien juré de Nouvelle Star. Après avoir appris le décès de l'Américaine, il a réécouté quelques morceaux phares de l'artiste, avec toujours, le même plaisir.

Il nous dresse le portrait d'une femme qui a brillé, sombré, s'est relevée et est devenue aujourd'hui l'une des plus grandes stars de la soul et du rock.

Le Point : Pour vous, que représente Tina Turner ?

André Manoukian : Tina Turner, c'est l'histoire d'une résurrection réussie et surtout celle d'une résurrection musicale. Elle a fait une passerelle entre le monde de la soul et le monde du rock. On peut dire que Tina Turner, à elle seule, elle était tout à la fois Run-DMC (groupe américain de hip-hop) et Aerosmith (un groupe de metal américain). Elle était la rencontre heureuse de deux mondes.

Elle a connu un passage sombre dans sa carrière. Comment s'en est-elle relevée ?

Le problème en Amérique avec la soul, c'est que c'est une musique de genre. Un peu comme le gospel. Elle est assez figée, on ne peut pas trop la modifier. Il y a des codes. Dans les années 1980, elle a la chance de rencontrer la British Electric Foundation (BEF). Elle commence à se faire produire par les Anglais et notamment Martyn Ware, son fondateur. Et quand les Anglais touchent à la soul, ils en font toujours quelque chose de différent. Donc, je dirais que, d'une certaine manière, ce sont les Anglais qui [...] Lire la suite