Toile d'araignée, champignon, algue... Le futur de la mode durable

En fibres naturelles, végétales ou animales, voici les alternatives aux matières synthétiques issues du pétrole ou de la cellulose.

Sur les 80 milliards de vêtements vendus chaque année dans le monde, les trois quarts sont fabriqués à partir de deux fibres : le polyester et le coton. En 2018, 1,4 tonne de polyester était produite chaque seconde dans le monde, soit 45 millions de tonnes par an, essentiellement pour l’industrie textile. Cette fibre synthétique est issue de la pétrochimie et fait appel à des ressources non renouvelables et polluantes. Quant à la fibre végétale la plus consommée, le coton (26,7 millions de tonnes en 2018), sa culture nécessite beaucoup d’eau. L’équivalent de soixante-dix douches pour la fabrication d’un seul tee-shirt. A l’heure où le monde de la mode se tourne vers une consommation plus durable, start-up et autres têtes chercheuses imaginent les matières écoresponsables et innovantes de demain.

La feuille d’ananas

Ce substitut de cuir est réalisé à partir des restes inutilisés de l’ananas, soit les fibres contenues dans les feuilles de son plant, sur lequel pousse le fruit. C’est cette matière première végétale issue d’une activité agricole préexistante et inutilisée qu’Ananas Anam a donc eu l’idée de développer. Depuis 2011, l’entreprise britannique travaille avec des coopératives agricoles philippines à qui elle achète les plus belles feuilles du fruit exotique. Triées, elles sont ensuite décortiquées pour en extraire la fibre. Une fois sèche, direction l’Espagne pour la transformation en maillage non tissé.
En 2016, le Royal College of Arts a décerné à Ananas Anam le prix de l’innovation matérielle, et l’association Peta, la certification vegan "Peta-approved" qui l’a fait entrer dans le cercle très fermé des marques véganes, telles que Stella McCartney, (...)

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