"Top Gun" est-il un classique crypto-gay ?

Maverick, Iceman, les couchers de soleil, le doux murmure des avions de chasse, la fluidité des loopings, la moto qui vrombit fièrement sur la piste d'atterrissage, Take my Breath Away, et... le beach volley. A la simple évocation de Top Gun (1986), une myriade de détails émerge dans notre esprit. On a tou·te·s un souvenir ému du blockbuster du regretté Tony Scott, production retentissante de Jerry Bruckheimer et Don Simpson.

Le film qui propulsa Tom Cruise et son insolente beauté au septième ciel, direction le panthéon des nouveaux rois d'Hollywood. Il faut dire que cette histoire de tête brûlée déboulonnant dans une école aéronavale de haute volée fait toujours son petit effet trois décennies plus tard. Pour ses séquences d'action époustouflantes évidemment, ainsi que son intrigue amoureuse, et son esthétique identifiable seconde un. Mais pas seulement.

Car depuis des années déjà, bien des regards cinéphiles perçoivent en l'épopée de Pete Mitchell, dit "Maverick"... une romance gay qui ne dit pas son nom. Et qui s'expliquerait par les masculinités qui composent le monde du protagoniste. Notamment, sa relation singulière avec Iceman, alias Val Kilmer.

Décryptage.

La Théorie Tarantino (et ses réponses)

Au commencement était le verbe de Quentin Tarantino. Et plus précisément, son long monologue dans le film Sleep with Me (1994). Face-caméra, le cinéaste connu pour son phrasé frénétique explique sans...

Lire la suite


À lire aussi

"Top Gun 2" n'a pas cédé à l'âgisme et il faut le souligner
Pourquoi "Notre corps, nous-mêmes" est un classique féministe d'utilité publique
Keanu Reeves est-il le héros que l'ère #MeToo attendait tant ?

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles