Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Lady Di est dans un docu sur Netflix

Louise Vandeginste
·3 min de lecture
(Copyright Netflix)
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On la qualifiait parfois de “Marilyn Monroe des années 1980”. Diana Spencer, épouse du Prince Charles pendant officiellement 15 ans, était perçue à son époque comme l'image même de la joie et de la spontanéité. Au milieu de tout un tas de personnes guindées, elle faisait tache par son apparente décontraction, son expressivité et son authenticité. Comme Marilyn, on disait de sa beauté qu'elle était rayonnante et d'une certaine façon : pure. Diana: In Her Own Words revient sur l'histoire d'une femme au destin exceptionnel, mais le film évoque sans le vouloir un phénomène. Comment une certaine image de la féminité, relayée massivement par les médias et utilisée à des fins politiques par les Windsor, a-t-elle porté préjudice à un individu ?

L'intérêt majeur de ce documentaire réalisé par Tom Jennings et David Tillman réside donc dans ces enregistrements audio de Diana qui, en 1991, a décidé de se confier en vue d'une biographie. Pour écrire ce livre, le journaliste Andrew Morton a donc rédigé des questions qu'il a confiées à un proche de la Princesse, en lui laissant le soin de les lui poser et de les enregistrer. Ce sont ces cassettes qui rythment le film, dont Andrew Morton n'a révélé l'existence qu'après le décès de Diana, en 1997. Ces confessions - scandaleuses pour la Couronne - sont restées secrètes jusqu'à la diffusion de Diana: In Her Own Words à la télévision américaine, en 2004. Faisant face à des tentatives de censure, la télévision britannique n'a pu programmer le documentaire qu'en 2017.

Le destin qui semble frapper à sa porte

D'après sa propre description, Diana a vécu une “enfance malheureuse” marquée par les pleurs constants d'une mère dépressive. Ses parents, divorcés, respectaient à la lettre l'étiquette aristocratique. Elle n'a donc reçu que très peu d'affection de la part de son père, un homme distant et pudique. Turbulente, pleine d'énergie, elle préfère le sport à l'école. La jeune fille se rêve un avenir merveilleux qui, selon les critères de son milieu, implique d'épouser “un grand homme”. Lorsqu'ils se rencontrent, en 1977, Charles a 29 ans et Diana 16. L'héritier au trône fréquente alors Sarah Spencer, l'une des grandes sœurs de l'adolescente. Après quelques années de liberté, à 32 ans, il est temps pour le Prince de Galles de se caser.

Du point de vue de la Couronne, Diana Spencer répond à toutes les attentes. Non seulement elle possède un charme exceptionnel, mais elle affiche une attitude discrète et possède le degré de noblesse suffisant. Et, précise-t-elle, ses proches pouvaient jurer qu'elle était encore vierge - à raison. A ses yeux, les garçons allaient la détourner de l'avenir fabuleux qui l'attendait et, de ses propres mots, elle les fuyait et se “gardait” pour le bon prétendant. Alors, quand le Prince (soi-disant) charmant fait mine de s'intéresser à elle, c'est le destin qui semble frapper à sa porte. Diana, à 19 ans, croit épouser sa propre destinée en acceptant la demande en mariage de Charles.

La construction du mythe

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