De très nombreux·euses cinéastes s'engagent contre la loi “Sécurité globale”

Mathieu Dejean
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(Bertrand Guay / AFP)
(Bertrand Guay / AFP)

En pleine crise sanitaire, et quasi deux ans après le déclenchement du mouvement des Gilets jaunes, qui a mis en lumière les dérives policières à grande échelle, une proposition de loi pourrait rendre illégale la diffusion d'images de policiers en action, si leur visage n'est pas flouté. C'est en effet ce que prévoir la loi “Sécurité globale”. Alors que le film de David Dufresne, Un pays qui se tient sage, sorti peu de temps avant le deuxième confinement, mettait en évidence la nécessité de ces images, des centaines de cinéastes prennent position dans Libération ce 12 novembre.

“Nos libertés fondamentales sont gravement menacées”

“Cette loi, dont le rédacteur principal est l’ancien chef du Raid, préfigure une société gouvernée par la peur où les citoyen·ne·s, privé·e·s du droit de porter un regard sur les agissements de la police, verraient en retour leurs corps exposés sans limite à la surveillance des forces de l’ordre”, écrivent-ils·elles. Et de poursuivre : “Elle dessine un paysage asymétrique, sorte de panoptique géant, où nos libertés fondamentales sont gravement menacées, en premier lieu le droit à la vie privée et la liberté d’information.”

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