Transidentités et médias : 50% des articles sont irrespectueux envers les personnes trans, alerte l’AJL

Visuel extrait de l'étude de l'AJL

Si le sujet des transidentités se fait de plus en plus une place dans l’horizon médiatique, ce n’est pas toujours de la meilleure des façons. En témoigne une étude d’envergure publiée ce 22 février par L’Association des journalistes LGBTI et intitulée “Transidentités : de l'invisibilisation à l'obsession médiatique”. Le point de départ de cette enquête ? L’emballement médiatique autour d’une affiche du Planning familial à l’été dernier, représentant un homme trans enceint. Pendant seize semaines, entre août et novembre 2022, l’association a donc analysé les 434 articles ayant abordé le sujet de la transidentité parmi les 21 sites de presse nationale les plus visités. Le rapport qu’elle délivre, tout en contrastes, témoigne d’une temporalité paradoxale où l’évolution des mentalités cohabite avec une rhétorique anti-trans propre à des stratégies éditoriales réactionnaires, et qui contribuent à l'installation d’une panique morale.

Afin de répartir les différents médias étudiés entre trois catégories — “bonne qualité”, “à améliorer”, “mauvais qualité” — l’AJL a tenu compte des critères suivants : “utilisation du bon prénom et des pronoms des personnes citées ; absence de mégenrage ou de mention du deadname (morinom) ; respect de la dignité des personnes ; présence de personnes trans parmi les interviewé·e·s ; mention (ou non) de personnes notoirement transphobes ; mention d'une opposition entre femmes et personnes trans ; mise en scène d’un danger pour les enfants ; respect de la déontologie (...)

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