Travailler 4 jours par semaine comme en Belgique : en pratique, comment cela se passe ?

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Favoriser l’équilibre entre vie perso et vie professionnelle, c’est l’objectif de cette flexibilisation amorcée par le gouvernement belge dans un pays où les burn-out ont augmenté de 66% en quatre ans (Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami), juin 2022). En répartissant leur temps de travail du vendredi sur quatre jours, les salariés profitent d’un week-end de trois jours qui leur permet de souffler davantage. Ils sont ainsi moins stressés selon une étude menée en Islande, pays pionnier de la semaine de quatre jours.

Chez Delsol, société spécialisée dans le développement de logiciels et première entreprise espagnole à avoir instauré la semaine de quatre jours en janvier 2020, le taux d’absentéisme a chuté de près de 20%, tandis que le chiffre d’affaires a augmenté de 20%. Un modèle auquel aspirent 150 sociétés espagnoles qui testent depuis janvier dernier, avec l’aide de l’Etat, la semaine de quatre jours sans perte de salaire.

Davantage de voitures au garage, moins d’électricité consommée dans les bureaux… Le passage à la semaine de quatre jours diminuerait l’empreinte carbone du Royaume-Uni de 21,3% par an d’ici à 2025 (The Environmental Benefits of a Shorter Working Week, Stop the Clock, mai 2021). Travailler un jour de moins, c’est aussi réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’autant que le temps ainsi libéré est souvent utilisé, selon l’étude, pour des activités moins polluantes telles que la vie en famille, la cuisine…

Si la loi Robien autorise (...)

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