Le tribunal de commerce condamne Bygmalion

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Le procès de l'affaire Bygmalion n'a pas encore eu lieu, bien que l'instruction soit désormais close. Mais le tribunal de commerce de Paris s'est déjà penché sur le sort de la société spécialisée dans l'événementiel au cœur des soupçons visant un dépassement des comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. Le 17 ­décembre 2019, écartant le volet pénal qui n'est pas de son ressort, il a rendu un jugement sanctionnant des irrégularités imputées aux dirigeants et fondateurs de Bygmalion et de plusieurs de ses filiales.

Guy Alvès et Bastien Millot ont été condamnés à combler sur leurs biens une partie du 1,561 million d'euros d'insuffisance d'actif établie depuis la mise en liquidation de la holding le 17 juillet 2014.

Un niveau excessif de rémunération leur est reproché

Bastien Millot a présidé Bygmalion de 2011 à 2013, et Guy Alvès de 2013 à 2014. Le tribunal leur reproche notamment d'avoir maintenu à leur profit un niveau de rémunérations excessif en 2013, alors que l'entreprise enregistrait une baisse de ses revenus. Les juges citent en exemple une facture de 512 000 euros de Bastien Millot au bénéfice de sa propre société et évoquent une somme de 750.000 euros pour Guy Alvès. Le premier a été condamné à verser 59.000 euros au liquidateur et les deux ensemble à 132.000 euros. Par l'intermédiaire de leurs avocats Pierre-Henri Bovis et Antoine Maisonneuve, ils avaient cependant contesté toute faute de gestion.

Ce scénario s'est reproduit quasi à l'identique ...


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