Trisomie 21 : une piste encourageante pour restaurer des fonctions cognitives

© FABRICE COFFRINI / AFP

Une thérapie, testée sur un petit nombre de patients, a amélioré certaines de leurs fonctions cognitives, des résultats jugés « prometteurs » qui doivent encore être confirmés.

« L'expérience est très satisfaisante, même si on reste prudents », a résumé Nelly Pitteloud, cheffe du service d'endocrinologie au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), en présentant à la presse l'étude publiée jeudi dans « Science ».

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Son hôpital situé à Lausanne, en Suisse, a collaboré avec une équipe de l'Inserm, au sein du laboratoire Lille neuroscience et cognition, pour tester l'efficacité d'une thérapie fondée sur l'injection de l'hormone GnRH à des patients porteurs de trisomie 21, l'une des anomalies chromosomiques les plus fréquentes.

Remise en fonction de l’hormone GnRH

De récentes découvertes ont en effet suggéré que les neurones exprimant l'hormone GnRH (Gonadotropin-Releasing Hormone), connus pour réguler la reproduction via l'hypothalamus, auraient aussi une action sur les fonctions cognitives (mémoire, langage, raisonnement, apprentissage, résolution de problèmes...).

Sur des souris, le laboratoire a établi que cinq brins de micro-ARN régulant la production de cette hormone et présents sur le chromosome 21 étaient dérégulés. Les scientifiques sont parvenus à démontrer que les déficiences cognitives et olfactives progressives de ces souris étaient étroitement liées à une sécrétion de GnRH dysfonctionnelle.

Ils ont ensuite prouvé que la remise en fonction d'un système GnRH normal...

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