Trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) : cause, symptômes, traitement de cette forme sévère du SPM

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Près de 20 à 40 % des femmes en âge de procréer seraient atteintes par le syndrome prémenstruel (SPM), selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Ce trouble englobe une série de symptômes physiques et psychiques qui débutent lors de la deuxième partie du cycle menstruel. Il se manifeste généralement quelques jours avant les menstruations et s’atténue à leur arrivée.

Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est une forme sévère, mais rare du syndrome prémenstruel qui peut impacter l’humeur et les émotions de la patiente. "À la fin de cycle menstruel, il est possible que certaines femmes se sentent mal, mais ce n’est pas une généralité. La plupart des patientes vont bien avant leurs règles", rassure le Docteur Hélène Jacquemin-Le Vern, gynécologue.

Le cycle menstruel se décompose en plusieurs phases. Lors de la première partie, les œstrogènes sécrétés par les ovaires agissent auprès de la muqueuse de l’utérus afin qu’elle soit prête à accueillir un œuf en cas de fécondation. Concernant la deuxième partie du cycle, la progestérone est sécrétée après l’ovulation. Cette hormone féminine a des effets apaisants et adoucissants, mais certaines femmes ont un taux de progestérone inférieur à la normale. Ce déséquilibre hormonal est dû à l’hyperoestrogénie, autrement dit un surplus d’oestrogènes par rapport à la progestérone.

L’hyperoestrogénie est donc un des facteurs favorisants la survenue du trouble dysphorique prémenstruel. "Ce syndrome peut également (...)

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