Troubles alimentaires: quand les réflexions des parents ne passent pas

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Certaines réflexions peuvent faire plus de dégâts qu'on ne l'imagine. | Anni Spratt via Unsplash

Dans le cadre de leur rôle éducatif, les parents ont nécessairement un impact sur la façon de manger de leurs enfants. Et tiennent parfois des propos qui viennent nourrir le terreau des TCA.

D'un anodin «Il te serre pas un peu ce jean?» au plus frontal «T'as grossi ces derniers temps», certaines réflexions peuvent faire plus de dégâts qu'on ne l'imagine sur les personnes qui les reçoivent. «Plus jeune, ma mère me rabâchait qu'il était important pour une femme de garder la ligne pour rester en forme et plaire à son mari. C'est vraiment rentré dans mon crâne, j'étais terrifiée à l'idée de manger et de prendre du poids», se souvient Val, 28 ans, en prise avec l'anorexie depuis près de deux décennies.

Bien sûr, faire porter la responsabilité des troubles du comportement alimentaire (TCA) d'un enfant à ses parents serait faire fausse route. Multifactorielles, ces pathologies se trouvent au point de convergence de plusieurs événements formant un ensemble fragile. Mais il arrive que les mots des parents fassent partie desdits facteurs. Parce qu'ils créent des associations mentales aux effets nocifs, parce qu'ils sont mal reçus par l'enfant ou simplement parce qu'ils relèvent de la maltraitance. «Une phrase lancée par un professeur, une copine ou un frère peut venir fragiliser un contexte déjà sensible. La différence avec les parents, c'est qu'on a avec eux un lien affectif qui démultiplie la manière dont on reçoit le message», détaille Karen Demange, psychologue clinicienne spécialiste du sujet.

Effet de répétition et passif-agressif

Les remarques à répétition des parents de Val associant la minceur à la beauté, couplées aux régimes auxquels elle avait droit enfant (à base de soupe en sachet matin, midi et soir) ont ainsi créé un terrain fertile à l'émergence de troubles alimentaires. La jeune femme, qui continue encore aujourd'hui de se battre contre l'anorexie, a été hospitalisée une première fois à l'âge de 20 ans, à la suite d'un voyage aux États-Unis pendant lequel elle avait pris quelques...

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