Ukraine: l'opération militaire spéciale «dure longtemps», admet Vladimir Poutine

AP - Mikhail Metzel

Vladimir Poutine a adressé plusieurs messages au monde, ce mercredi 7 décembre. Le président russe s'est exprimé en visioconférence devant son Conseil des droits humains, une organisation qui dépend du Kremlin. Il a notamment précisé les contours de la doctrine nucléaire russe, et a dressé un point d'étape concernant l'Ukraine.

« Nous ne sommes pas devenus fous, nous savons ce que sont les armes nucléaires », a assuré Vladimir Poutine ce mercredi, précisant que Moscou n'utiliserait la bombe atomique qu'en réponse à une attaque de ce type.

Nous considérons les armes de destruction massive, l'arme nucléaire, comme un moyen de défense. (Y recourir) est construit autour de ce qu'on appelle la "frappe en représailles" : si on nous frappe, on frappe en réponse.

« Nous avons ces moyens, et cela sous une forme plus avancée et moderne que n'importe quel autre pays ayant le nucléaire », développe le chef du Kremlin, continuant de souffler le chaud et le froid.

Le président russe relève d'ailleurs, sur fond de confrontation larvée en cours entre son pays et l'Occident, que « la menace d'une guerre nucléaire grandit ». Américains et Européens en sont les responsables à ses yeux.

C'est un virage. Ce n'est pas du bluff, disait en effet M. Poutine, au sujet de l'arme ultime, le 21 septembre dernier, dans un discours diffusé le matin heure de Moscou, le soir heure de Vladivostok, pour que tout le pays l'entende.

Ce jour-là, le président russe avait annoncé une escalade majeure, la mobilisation partielle, et enfin l'utilisation de l'arsenal nucléaire de la Fédération russe « en cas de menace pour l'intégrité territoriale de notre pays ».


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