Une blogueuse se confie sur le harcèlement en ligne : ‘Je me suiciderais si je ressemblais à ça’

Une blogueuse fait le buzz grâce à une vidéo YouTube qui lui a permis de reprendre confiance en elle (Photo via YouTube)

L’année dernière, la blogueuse Nabela Noor a publié un tutoriel de maquillage sur internet.

Sur la vidéo, la blogueuse beauté, régulièrement victime de harcèlement en ligne, écrit à l’aide de crème pour le visage des insultes mesquines envoyées par des trolls. La vidéo a rapidement fait le buzz et a drastiquement transformé la vie de la blogueuse.

Cette dernière a profité d’un éditorial pour la campagne #BlendOutBullying de Glamour U.K. pour s’exprimer sur le commentaire qui a fait toute la différence : “Je me suiciderais si je ressemblais à ça”.

“On m’a dit que je devrais me tuer à cause de mon look, on m’a dit que je ne servais à rien à cause de mon look, mais une personne prête à mettre fin à ses jours rien qu’à l’idée de me ressembler ? C’était nouveau. Et ça m’a fait mal”, confie-t-elle.


Je vous envoie mon amour, toujours

Nabela Noor, qui a de mauvaises expériences avec les tyrans depuis l’école, explique comment faire partie de la vie publique en tant qu’influenceuse a nécessité un long entraînement dans le monde des tyrans.

“Je vous explique : j’ai toujours été harcelée à cause de mon look. Ma propre famille critiquait mon poids quand j’étais jeune, on me surnomme ‘la grosse’ ou ‘l’éléphant’ depuis le CE2 ; mon apparence a toujours été un sujet de conversation. Idem quand on devient célèbre”, confie-t-elle.

“On pourrait dire que je m’entraîne pour ce job depuis que je suis toute petite, car pour être honnête, ce job sur les réseaux sociaux apporte son lot de harcèlement, et ça peut devenir dangereux si on se laisse faire”.


En lançant la campagne #BlendOutBullying avec @antibullyingpro, nous souhaitons trouver une manière de montrer aux tyrans que nous sommes en train de reprendre le contrôle, et la vidéo de @Nabela de décembre 2017 illustre parfaitement cela. La blogueuse beauté a utilisé sa chaîne pour écrire des insultes terribles qu’elle a reçues avant de les estomper pour créer un look beauté incroyable. Cette force et cette positivité nous ont inspiré, et nous sommes reconnaissants d’avoir reçu le soutien de Nabela pour cette campagne. Envie de savoir comment participer ?
1. Écrivez.
2. Estompez.
3. Publiez et partagez.
4. Joignez-vous à la conversation.
Vous pouvez faire un don à la campagne en envoyant GLAM18 et en indiquant le montant que vous souhaitez donner au 70700 (ex : GLAM18 3 £). 30 £ suffisent pour former un ambassadeur anti-harcèlement qui sera ensuite en mesure d’aider de nombreuses autres personnes.
Consultez le lien dans notre bio pour obtenir tous les détails et ne ratez pas l’histoire incroyable de Nabela sur GLAMOUR.com.

Nabela Noor confie également être accusée de faire la promotion de l’obésité lorsqu’elle partage des photos d’elle sur lesquelles elle semble à l’aise et confiante.


La confiance en soi est ce que vous pouvez porter de plus beau et de plus précieux.

Les commentaires vicieux qu’elle recevait ont fini par l’atteindre.

“C’est en recevant des commentaires du genre ‘Je me suiciderais si je ressemblais à ça’ que j’ai décidé de m’adresser directement à ces tyrans. J’avais besoin de leur dire que leurs mots ne me définissaient pas. Que je me définissais moi-même. C’est comme ça que j’ai créé la vidéo qui a changé ma vie pour toujours”, confie-t-elle.

Les réactions à la vidéo ont redonné confiance à N. Noor, poussant également de grandes marques comme Olay et IT Cosmetics à travailler avec elle. Elle s’est jurée de ne plus jamais rester silencieuse quand des trolls l’attaquent.

“Je ne m’attendais pas à ce que la vidéo entraîne une telle vague de réponses. Elle m’a permis de reprendre confiance en moi et de réaliser à nouveau qu’il est essentiel d’utiliser sa voix et de défendre ses convictions”, confie N. Noor.


lorsque j’étais une mariée grandes tailles vêtue d’un lehenga sur mesure signé @sushmareddycouture 💕 J’aimerais voir plus de créateurs desi créer des tenues pour tous les types de corps. Je me souviens être allée dans teeeellement de magasins à NY & MD pour ma robe de mariée avant de devoir partir car ils n’avaient pas ma taille. Le plus triste… C’est que je sais que mon corps est relativement normal. Je fais du 42/44. C’est déchirant et humiliant que les créateurs desi ne répondent pas aux besoins des femmes grandes tailles, car nous sommes des millions. Dans la vidéo “When A Brown Girl Dates A White Guy” que je viens de publier, je mentionne en rigolant que la collection de tenues desi de Seth est bien plus importante que la mienne. & malheureusement, c’est vrai à 100 %. Je n’ai pas beaucoup de salwar, lehengas… Car je n’arrive pas à trouver ma taille. Je ne connais pas de créateurs prêts à travailler avec des personnes grandes tailles, et en général, au moment des fêtes, je me réveille en pleurs car j’ai peur d’aller dans mon placard pour choisir une tenue. Pour l’Aïd, je pense souvent au fait que je me sens moche, je ne vais pas mentir. Et à mes côtés, je vois Ken tout mignon, j’ai juste envie de le serrer et de l’embrasser et… Ok revenons à nos moutons… Je sais que de nombreux magasins peuvent ajuster les vêtements, mais je ne sais pas comment vous dire : entre ceux qui vous disent qu’ils n’ont pas SUFFISAMMENT DE TISSU et les regards méchants des employés qui nous dévisagent, moi et Seth… Essayer d’acheter des lehengas et des salwars est devenu l’activité que j’appréhende le plus. J’aimerais que certaines choses soient différentes dans notre culture. Ça fait définitivement partie de ces choses. J’espère qu’en 2017, nous verrons plus de maisons de couture Desi ouvertes et prêtes à répondre aux besoins mode des personnes grandes tailles, mais également prêtes à mettre cette mode en avant.

Elle confie que la vidéo n’a pas mis un terme aux commentaires négatifs en ligne, mais qu’elle lui a permis de reprendre confiance en elle. Elle est désormais convaincue qu’il est plus important que jamais de partager un message positif vis-à-vis de son corps.

“Estomper les mots cruels que j’ai reçus n’a pas mis fin au harcèlement, mais cela m’a permis de reprendre le contrôle de mon propre corps et de ma propre personne. Estomper le harcèlement m’a permis de me sentir libre. Je ne suis plus la prisonnière des mots des autres”, confie-t-elle.

“Je connaissais ma vérité. Je connaissais ma valeur. Je savais que mon reflet dans le miroir était beau et légitime, et qu’il méritait d’être célébré. J’espère vraiment que d’autres vont se joindre à moi, car c’est génial de se sentir libre”.

Krista Thurrott