Une Indienne traîne son agresseur par les cheveux devant les policiers

Pradnya Mandhare, 20 ans, arrête son agresseur

"Je l’ai attrapé par les cheveux et je l’ai traîné à la police." Pradnya Mandhare, une Indienne de 20 ans, ne manque pas de sang-froid ! Mercredi 18 mars, un "homme visiblement saoul s’est rapproché et m’a touché de manière inappropriée", raconte l 'étudiante au Télégraph. La jeune femme rentre chez elle après une journée de classe au Collège Sathaye, dans la banlieue Vile Parle de Bombay. Dans la station ferroviaire de Kandivli, bondée, personne ne lui vient en aide. "Les gens se sont arrêtés pour regarder, mais personne n’a demandé ce qu’il se passait", témoigne-t-elle.

"J'étais en état de choc"

Pourtant, quand Pradnya tente d'éviter son agresseur, celui-ci l'agrippe. "J’étais en état de choc pendant quelques secondes", raconte-t-elle, "puis je l’ai frappé avec mon sac. Il a essayé de me taper mais j’ai pu le maîtriser car il puait l’alcool. Il était tellement sale, que je ne voulais pas le toucher. Je l’ai attrapé par les cheveux et je l’ai traîné jusqu’au poste de police ferroviaire." Ce n'était pas une tâche facile, reconnaît la jeune femme, mais là non plus, personne ne lève le petit doigt pour lui prêter main forte...

"Toutes les femmes devraient se battre en cas d'agression"

La jeune femme s'érige ainsi en exemple dans ce pays où, selon elle, la police manque parfois de zèle dans ce type d'affaires, tandis que certaines familles dissuadent les filles de porter plainte pour ne pas "nuire à leur réputation". "Toutes les femmes devraient se battre en cas d’agression, et ne pas rester dans le silence", affirme aujourd'hui Pradnya, en rermerciant la police qui a arrêté son agresseur.

Un policier a confirmé que le suspect, un drogué de 25 ans prénommé Chavan, était "ivre au moment de l’incident. Nous lui avons fait passer des analyses médicales et il sera renvoyé devant un tribunal."