Pour Véran, la rencontre entre Macron et les chefs de partis pourrait "marquer l'histoire politique"

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Olivier Véran est résolument enthousiaste ce jeudi, au lendemain de la réunion entre les chefs de partis et Emmanuel Macron. Ce qui "s'est passé hier pourrait bien marquer l'histoire politique, voire démocratique, de notre pays", affirme le porte-parole du gouvernement sur France Info, avant d'insister sur le caractère inédit de cette initiative politique:

"Des gens qui ne se parlent pas, qui ne s'entendent pas, qui ne se comprennent pas [...] ont décidé de se parler à huis clos jusqu'au milieu de la nuit (les échanges ont duré douze heures, ndlr). Ce n'était jamais arrivé."

Dans le détail, le président de la République avait réuni autour de lui les patrons des partis politiques disposant d'un groupe au Parlement, ainsi que les présidents des deux chambres du Parlement.

"C'est plutôt une image qui doit faire plaisir aux Français", relève Olivier Véran, même si au sens propre, aucune photographie de cet attelage singulier n'a filtré.

"Concrétiser les choses"

Dès lors, ce format est une réponse aux Français "qui considèrent trop souvent que leur classe politique n'est là que pour s'entrechoquer, s'entre-déchirer, sans arriver à trouver l'intérêt général", souligne le ministre délégué chargé du Renouveau démocratique. Un discours bien loin de celui des oppositions. Si certains responsables de partis politiques ont salué la prise d'initiative d'Emmanuel Macron, tous attendent surtout de voir comme elle se traduira concrètement.

Sur ce sujet, Olivier Véran n'a pas fait preuve du même allant. "Nous verrons comment les retours vont se faire dans les prochaines heures, les prochains jours", a-t-il expliqué. Tout en rappelant qu'un séminaire gouvernemental se tiendra le 6 septembre "avec l'ensemble des ministres, de manière à concrétiser les choses".

Pour ce qui est de l'option d'un référendum sur l'immigration, réclamé par la droite et son extrême, Olivier Véran botte en touche, déclarant: "Je ne peux pas vous donner la réponse du président. Tout simplement parce qu'il n'y a pas eu dans le principe des réponses binaires en oui ou non. Il a entendu, écouté." Enfin, l'ex-ministre de la Santé confirme la possibilité d'une "conférence sociale", indiquant que "la porte n'a pas été fermée sur la question des bas salaires en dessous du Smic ou des conditions de travail".

Article original publié sur BFMTV.com