Vaccin anti-Covid : « Avoir des doses, c'est le nerf de la guerre »

Marion Ruggieri
·2 min de lecture

Biomathématicienne et épidémiologiste, récompensée pour l’ensemble de sa carrière par le Grand Prix de l’Inserm, Dominique Costagliola, dont la parole tranche, fait le point sur la situation sanitaire.

ELLE. Avoir repoussé le confinement, c’est du temps gagné ou du temps perdu ?                

DOMINIQUE COSTAGLIOLA. Par rapport à la circulation du virus, je ne vois pas comment ça pourrait être du temps gagné. Quand j’entends qu’il faut aller vers plus de télétravail… C’est le même gouvernement qui nous disait l’inverse début janvier ! Difficile de suivre. Mais il y a des points positifs. Par exemple, on ne dit plus qu’il ne se passe rien à l’école mais qu’on va y faire des tests. Je comprends qu’on veuille laisser les établissements scolaires ouverts, en revanche je n’ai jamais compris qu’on dise qu’il ne s’y passait rien, alors que les données montrent le contraire. Il ne faut pas nier le problème mais voir comment minimiser le risque : équiper les écoles avec des détecteurs, avoir des extracteurs si on ne peut pas ouvrir les fenêtres, imaginer des choses autour de la cantine. Idem pour les universités. Ce serait bien de garder ces mesures, que l’on aurait pu prendre il y a longtemps et qui auraient en partie évité la situation actuelle.                

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ELLE. Y a-t-il des raisons d’espérer, sachant que le virus mute et qu’il faudrait une politique mondiale de vaccination ?                

D.C. Le nerf de la guerre, c’est d’avoir des doses ! Et je ne me lancerai pas dans les prévisions. Mais comment interpréter, par exemple, le fait qu’au Royaume-Uni des patients aient...

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