« Le vaccin n’est pas une privation de liberté : c’est la contrainte pour agir librement »

·1 min de lecture

La philosophe Joëlle Proust a répondu aux questions de ELLE sur la notion de liberté à l’heure de l’obligation vaccinale.

Au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron, les réseaux sociaux s’enflamment : pour certains, l’obligation vaccinale pour les soignants et la généralisation du pass sanitaire seraient des mesures liberticides. La liberté, brandie en étendard par les opposants aux mesures sanitaires, est pourtant un concept relatif. Éclairage avec la philosophe Joëlle Proust, directrice de recherche émérite au CNRS, membre de l'Institut Jean-Nicod et du Conseil scientifique de l'Éducation nationale. 

À lire >> Leçon de liberté avec le philosophe Fabrice Midal 

ELLE - Sur les réseaux sociaux - Twitter en tête - les opposants aux mesures sanitaires comparent la situation à la Shoah et à une « dictature ». Comment peut-on expliquer des réactions aussi extrêmes ? 

Joëlle Proust - De toute évidence, il s’agit d’une réaction émotionnelle disproportionnée. Cela s’explique par la perception qu’ont les gens de leur propre personne : nous nous voyons comme des atomes de liberté qui ont un droit naturel à disposer de tout ce qui les concerne. 

Quant aux parallèles faits avec la Shoah ou les dictatures, ce sont l’essence même de ce que l’on trouve sur les réseaux sociaux, où la règle du jeu est l’impulsivité. Pour séduire une audience et être suivi, il faut toucher au maximum en 280 caractères : plus on est extrême dans nos affirmations, plus on attire l’attention. C’est en fait assez paradoxal de se prétendre libre parce qu’on refuse le...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles