Vacciner les femmes enceintes, une urgence face à l’hécatombe de la troisième vague

Hélène Guinhut
·2 min de lecture

Alors qu’elles sont prioritaires depuis plusieurs semaines, des femmes enceintes ignorent encore qu’elles peuvent se faire vacciner contre le Covid-19 dès le deuxième trimestre. D’autres, inquiètent des effets du vaccin, hésitent encore. Pourtant, les médecins le répètent : le vaccin est primordial pour se protéger soi et son bébé.  

Quand Louise est allée se faire vacciner lundi 26 avril au stade de Gerland à Lyon, l’infirmière qui lui a fait l’injection lui a dit qu’elle voyait très peu de femmes dans son cas. Enceinte de son troisième enfant, elle-même n’avait appris que très récemment qu’elle était éligible. « C’est ma belle-mère qui m’a dit que j’étais prioritaire, j’avais du mal à la croire parce que je n’avais pas eu l’information ». Même si elle n’a jamais été anti-vaccins, Louise a tout de même hésité avant de prendre rendez-vous. « J’avais quelques appréhensions. Est-ce que le vaccin pouvait toucher le fœtus ? Ça paraît bête, mais c’est une question qu’on se pose. J’ai lu quelques études et j’en ai parlé à ma sage-femme et mon médecin traitant qui m’ont dit qu’il n’y avait pas d’effets secondaires. » Comme elle, Agnès, enceinte de cinq mois, a choisi de se faire vacciner, non sans se poser de questions. « Forcément avec des vaccins tous neufs qui surgissent comme ça en moins d’un an, on s’est tous interrogés, mais j’ai déjà eu le Covid, alors je sais ce que c’est… » Pourtant, parmi ses amies enceintes, certaines, qui sont dans leur dernier trimestre de grossesse, refusent encore de recevoir leur première dose.   

Jusqu’à 10% des femmes qui accouchent positives au Covid 

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