Variole du singe : en attendant la vaccination complète, certains choisissent l’abstinence

© Brian van der Brug / Los Angeles Times via Getty Images

Plus de 2 600 contaminations en France et déjà dix décès à travers le globe. Alors que la campagne de vaccination contre la variole du singe prend son temps, certains ont choisi l’abstinence pour se prémunir contre le virus.

Pour certains, les vacances d’été riment – en partie ou totalement – avec abstinence. Alors que les cas de variole du singe se multiplient en France, que certains pays, comme notre voisin espagnol, annoncent leurs premiers décès liés au virus, et que la vaccination peine à s’enclencher au niveau administratif, d’aucuns préfèrent prendre les devants des autorités et se prémunissent contre le virus à leur manière.

Tous ceux qui nous ont parlé le disent : l’abstinence ne saurait compenser la vaccination. Comme ils le rappellent aussi, la variole du singe (ou monkeypox, en anglais) peut se transmettre en-dehors des relations sexuelles, notamment via un contact prolongé par voie respiratoire ou peau contre peau. Les autorités sanitaires françaises n’ont d’ailleurs toujours pas recommandé l’abstinence pour limiter la propagation du virus. Seule l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a conseillé de « réduire le nombre de partenaires sexuels » au regard des chiffres : « 74 % des cas renseignés déclarent avoir eu plus de deux partenaires sexuels dans les trois semaines avant l’apparition des symptômes », constatait le quotidien « Le Monde » dans un article paru le 25 juillet.

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