Variole du singe : entre polémiques et fake news, le vrai du faux

©monkeybusinessimages

Alors que l’OMS a déclenché son plus haut niveau d’alerte le 23 juillet, l’épidémie de variole du singe qui sévit depuis mai suscite polémiques et fake news. Un point s’impose.

1. C’est le nouveau Covid ?

Post-confinement, les rumeurs fusent : le vaccin anti-Covid aurait engendré cette nouvelle épidémie... Or, « les deux maladies n’ont strictement rien en commun, tranche Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue à l’hôpital Bichat. La variole du singe est un poxvirus et non pas un coronavirus ». Découverte au Danemark dès 1958, la maladie bénéficie déjà d’un vaccin, celui utilisé contre la variole. Et il est efficace à 85 %.

2. Est-ce une maladie grave ?

Le 27 juillet, on ne comptait que 5 décès dans le monde, sur 18 000 cas recensés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) cette année. « Les symptômes principaux sont les lésions, notamment sur les zones génitale et anorectale et la région pharyngée. Les rares hospitalisations sont dues à des surinfections », explique Nathan Peiffer-Smadja. Reste que la maladie touche des zones particulière ment douloureuses. La contagiosité, elle, est d’au moins trois semaines. On est loin d’une infection bénigne.

3. Elle ne touche que les hommes gay ?

Au 26 juillet, le site Santé publique France recensait 12 personnes de sexe féminin et 2 enfants atteints, sur 1 837 cas dans le pays. Mais « 95 % des cas concernent des HSH, c’est-à-dire des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes », relève Nathan Peiffer-Smadja. Faut-il alors craindre une stigmatisation de la communauté LGBTQ+ ? Pour Eva Vocz, chargée de mission pour Act Up-Paris, « notre...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles