Variole du singe : l’UE prépare des commandes de vaccins

Plus de 200 cas de variole du singe ont été confirmés dans 19 pays où la maladie est généralement absente. Les personnes les plus touchées sont des hommes ayant des relations homosexuelles et des partenaires multiples.

L’Union européenne se met en ordre de bataille. Face à la flambée de cas de variole du singe qui traverse l’Europe, l’UE prépare des achats groupés de vaccins et autres traitements, précisant que les détails seraient finalisés dans les « prochains jours ».

Le porte-parole de la commission européenne pour les questions de santé, Stefan De Keersmaecker, a précisé que l’organisme européen HERA (Health Emergency Response Authority) « travaille avec les États membres et les fabricants pour se procurer des vaccins et des traitements contre la variole du singe ».

« Les procédures exactes seront déterminées avec les États membres au cours des prochains jours », a-t-il ajouté. L’Espagne a déjà indiqué qu’elle comptait acquérir des vaccins Imvanex et des antiviraux Tecovirimat, via un achat groupé de l’UE.

Imvanex, du laboratoire Bavarian Nordic, est un vaccin de 3e génération. Vaccin vivant non réplicatif, c’est-à-dire ne se répliquant pas dans l’organisme humain, il est autorisé en Europe depuis 2013 et indiqué contre la variole chez les adultes.

Aucun décès

La maladie, cousine moins dangereuse de la variole éradiquée depuis une quarantaine d’années, est endémique dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Elle se traduit d’abord par une forte fièvre et évolue rapidement en éruption cutanée, avec la formation de croûtes.

Le nombre de cas confirmés de variole du singe dans le monde (en dehors des...

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