Vendée : un rapport dénonce des « dysfonctionnements graves » dans un centre de santé mentale

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Le contrôleur général des lieux de privations de liberté dénonce dans un rapport publié jeudi des « dysfonctionnements graves portant atteinte à la dignité des patients et à leurs droits fondamentaux » dans un établissement public de santé mentale (EPSM) à La-Roche-sur-Yon.

Le contrôleur général des lieux de privations de liberté effectue régulièrement des contrôles dans des centres de santé mentale, en plus de ceux réalisés en prison. L’évaluation du Centre hospitalier Georges Mazurelle par six contrôleurs a eu lieu du 27 juin au 6 juillet. Cet EPSM compte « 822 lits et places dont 341 lits d’hospitalisation » selon le rapport. Il emploie 623 médecins et infirmiers, dont 56 psychiatres, selon la direction. Mais les conditions d’accueil décrites dans le rapport révèlent de graves dysfonctionnements.

« Les patients, même admis en soins libres, ne peuvent aller et venir librement » dans un établissement « pas épargné par de très graves difficultés de ressources humaines », a constaté le contrôleur général. « La protection de l’intégrité physique et de l’intimité des patients n’est pas assurée », relève le rapport, donnant l’exemple des « trois unités de gérontopsychiatrie », qui comptent 100 lits, et où « les patients ne peuvent fermer à clé ni leur chambre ni leur espace sanitaire ».

Si le rapport relève que 18 postes de psychiatres et 40 d’infirmiers sont « vacants », la direction assure pour sa part qu’il n’y a « pas de pénurie de personnel » au sein de l’établissement. Contactée, elle assure que ces postes « sont occupés par des praticiens contractuels sur des contrats à durée déterminée et pour quelques-uns par des intérimaires ». Le ministre de la Santé...

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