"On verra si l'Etat fait quelque chose pour nous ou si on nous laisse comme Goodyear et Michelin sur le carreau" : une salariée de l'usine Bridgestone de Béthune

France 2
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Le fabriquant japonais de pneus Bridgestone a refusé mi-novembre le plan de sauvetage du site de Béthune, dans le Pas-de-Calais. L’usine de 863 salariés, spécialisée dans la production de pneumatiques pour petits véhicules, doit fermer en 2021. Céline y travaille depuis 2008 et Jérôme a été embauché en 2005. "On est obligés de tenir debout et de garder le moral parce qu’ils sont derrière nous, dit la jeune femme au magazine '13h15 le dimanche' (replay), en parlant de leurs deux jeunes enfants. On sait qu’on doit garder le sourire et faire comme si de rien devant eux."

"Ce n’est pas évident quand on voit dans les journaux et qu’on entend à la télé que Bridgestone ferme ses portes avec 863 ouvriers dehors, des familles sur le carreau, précise la mécanicienne. On l’entend en boucle, en boucle, en boucle… Non, c’est pas facile à gérer." Jérôme ajoute : "Ça fait quinze ou vingt ans qu’on travaille ensemble. C’est une famille. On se connaît tous bien, on s’amuse tous les jours. Maintenant c’est fait. Ça va fermer. Je me demande comment on va faire par la suite si on ne trouve pas de boulot. Il y en a qui sont divorcés et qui sont tout seuls…"

"A l’heure actuelle, on est en colère"

"C’est un deuil, c’est la fin de Bridgestone, c’est la fin d’une histoire. Tout s’éteint, c’est définitif", (...)

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