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Veuve, elle doit verser une pension à la défunte ex-femme de son mari : comment ce non-sens administratif est-il possible ?

C’est une véritable absurdité administrative, qui lui a déjà coûté près de 5.000 euros. Jeudi 25 janvier 2024, la chaîne de télévision allemande Bayerischer Rundfunk a diffusé un reportage relatant l’histoire de Gabriele Greif, une retraitée qui vit actuellement une situation rocambolesque. Chaque mois depuis la mort de son mari Manfred, il y a de cela trois ans, elle doit verser une pension de réversion à l’ex-épouse de ce dernier. Mais petit problème : cette femme est elle-même décédée depuis des années ! Cette somme mensuelle de 137,02 euros avait été décidée lors du divorce de Manfred, quarante ans plus tôt. Mais au moment de la mort de son ex-femme, il a bien sûr fait une demande pour que soit arrêté ce prélèvement automatique. Et pourtant, lorsque Manfred a lui-même poussé son dernier soupir, celui-ci a repris… sur le compte de Gabriele, avec qui il était marié depuis trente ans. Persuadée qu’il s’agit d’une bévue, la retraitée a déposé une réclamation comme l’avait fait son défunt mari avant elle, ainsi qu’une plainte devant le tribunal administratif de Ratisbonne. Mais les deux ont été rejetées.

En effet, il ne s’agissait nullement d’une erreur administrative : seul Manfred peut demander d’interrompre le versement de la pension. Ce qui est bien sûr impossible… Selon le tribunal, qui a donc débouté Gabriele, la faute revient à son mari, qui aurait dû lui léguer le droit de réclamer la suspension du paiement. “Pour moi, c’est insensé. Il n’est pas possible que je doive payer (...)

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