Victoires de la musique : “N’entendez-vous pas les inquiétudes qui tournent au désespoir ?”

François Moreau
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Métro, boulot, Jean-Louis Aubert. Il est 21H05 et le leader claudiquant des Insus rêve d’un autre monde en direct à la télévision française, tandis qu’Indochine termine son show sur RTL. Le couvre-feu n’est pas qu’une mesure sanitaire, c’est aussi un vortex temporel.

Désigné président d’honneur de cette 36e édition des Victoires de la musique, Aubert a donc inauguré en grande pompe une cérémonie dont l’organisation aura été chahutée par les contraintes du temps pandémique (public restreint, staff minimal, catégories revues et corrigées). Malgré une année assassine pour une partie de l’industrie, l’association des Victoires a tenu à offrir aux Français ainsi qu’aux artistes présents ce soir un moment suspendu, en forme d’hommage au secteur du live, laminé par la crise du Covid-19 (et ses variants). Bien.

“Nous irons jouer partout car c’est notre métier”

Il n’empêche, la question se pose : à quoi bon distribuer des prix dans un contexte pareil ? The show must go on, même sur un champ de bataille jonché de rêves brisés. Outre les rappels à l’ordre de Jean-Louis Aubert et Benjamin Biolay à l’endroit de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, c’est surtout la prise de parole du clarinettiste et saxophoniste Thomas Savy que l’on retiendra ce soir.

Membre de l’orchestre des Victoires, Savy, sans trembler, a évoqué le sort des dizaines de milliers d’intermittents du spectacle “qui ne travaillent plus depuis que les salles sont fermées”,

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