VIDÉO - "Envie de vomir" : une victime présumée découvre les détails écoeurants du récit de son viol dans le carnet de Joël Le Scouarnec

C’est une journée que beaucoup attendaient. Vendredi 13 mars 2020, le procès de Joël Le Scouarnec s’est enfin ouvert. Le chirurgien de 69 ans comparaît devant la cour d’assises de Charente-Maritime, à Saintes. Arrêté en 2017 et placé en détention provisoire depuis, Joël Le Scouarnec est accusé de pédophilie. En tout, il aurait fait 349 victimes présumées durant plus de 30 ans, principalement dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. Il sera tout d’abord jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre mineures lors de ce premier procès, qui se déroulera durant trois jours à huis clos total. Une autre enquête est toujours en cours. En 2017, c’est le témoignage d’une petite fille de 6 ans qui mène à son interpellation. Les forces de l’ordre découvrent à son domicile plusieurs journaux intimes, dans lesquels il a répertorié, depuis plus de 30 ans, les détails glaçants de ses agressions sexuelles. Il s’y dit lui-même “pédophile” et “très heureux” de l’être. Les noms de famille de ses victimes, leur date de naissance et leur adresse sont parfois notés. Et parmi eux, on retrouve Marie.

“Il décrit ma nudité sur la table d'opération”

Aujourd’hui, Marie a 33 ans et n’a gardé que très peu de souvenirs de son opération de l’appendicite. La jeune fille avait 10 ans et demi lorsqu’elle a été opérée par Joël Le Scouarnec à la clinique du Sacré-Coeur de Vannes (56). À l’automne 2019, des gendarmes lui apprennent qu’elle fait partie des victimes présumées du chirurgien et lui lisent alors les passages de ses carnets qui la concernent. Dans le numéro d’Envoyé Spécial du 12 mars, intitulé Affaire Le Scouarnec : un silence coupable ?, elle détaille ces écrits. “Il décrit ma nudité sur la table d'opération, il me décrit physiquement. Après il écrit un deuxième texte où il dit ce qu’il a fait, donc ce viol, le plaisir qu’il a ressenti”, commence Marie. La jeune femme raconte alors ce qu’elle éprouve à la lecture de ces mots : “Sincèrement, quand on lit on est écœuré, déjà, de voir un

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