« La Vie clandestine », de Monica Sabolo, le roman le plus renversant de la rentrée

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Monica Sabolo signe « La Vie clandestine », enquête vertigineuse sur la violence et sur les mystères de son enfance. Le roman le plus renversant de la rentrée.

Et si Monica Sabolo avait été jusqu’à ce sixième livre la passagère clandestine de son existence  ? Éclairés par ce nouvel opus, « Crans-Montana », « Summer » et « Éden », ses portraits précédents de jeunes filles évanescentes aux espérances meurtries par la cruauté des adultes, apparaissent tels les romans impressionnistes d’une vérité indicible, car trop éprouvante. Laquelle vérité nue, et non plus travestie, surgit enfin dans « La Vie clandestine », à la manière d’un corps remontant à la surface de l’eau. Comme si l’autrice s’autorisait enfin à visiter les pièces souterraines d’un passé qu’elle avait cadenassées mieux que des chambres fortes. « En psychologie, la dissociation est un mécanisme de défense de l’inconscient pour ne pas faire l’expérience d’une douleur émotionnelle face à un conflit ou une situation stressante », écrit Monica Sabolo dans cet extraordinaire livre gigogne, récit, roman, enquête, introspection. Dissociée, Monica Sabolo entamait la rédaction de cet ouvrage avec difficulté. Pour la première fois, la littérature ne lui semblait plus un refuge. Le désir d’écrire lui manquait, alors même qu’elle se cognait à la réalité. Dans un prologue plein d’autodérision rappelant le ton de « Tout cela n’a rien à voir avec moi », son récit d’un chagrin d’amour qui lui a valu le prix de Flore, elle se décrit fragile et pleine de doutes, en proie à une série de...

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