La vie féline d'André Malraux, un premier ministre de la Culture obnubilé par les chats

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Nous sommes en 1976. André Malraux, âgé de 75 ans, reçoit chez lui Claudine Vernier-Palliez, journaliste à L'Express. La situation est inédite puisque la reporter n'est pas là pour rencontrer le célèbre écrivain, mais bien son chat, qui répond au doux nom de Lustrée, qui ronronne sur ses genoux. Malraux s'exprime en son nom : "Mes chats m'ont demandé d’être leur interprète auprès de vous. C'est pour moi un grand honneur. Lustrée est venue pour écouter et raconter notre conversation à son amie Fourrure, qui est à la chasse. Quel culot, tout de même, de courir après les mulots alors qu'elle est gavée !"

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La journaliste demande : "Elle ne les mange pas ?". Malraux répond : "Elle m'en fait cadeau. Quand elle tire un mulot, elle miaule pendant cinq minutes afin que je la remercie de cet hommage. Puis, pfuit ! elle s'en va." Pour méditer, explique-t-il. "Quand j'interrogeais le général de Gaulle sur sa foi, il répondait avec ce geste qui, chez lui, semblait chasser les mouches : 'Les chatons jouent, les chats méditent'.", conclut Malraux. Cet extrait d'interview en dit long sur le lien que l'écrivain André Malraux entretenait avec ses chats, et le pouvoir politique, à la fin de sa vie.

Des pillages cambodgiens à la Résistance

Mais revenons aux origines. André Malraux, né le 3 novembre 1901, grandit à Bondy en banlieue parisienne, au-...


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