Viggo Mortensen : « La solidarité est une option que l'on prend… ou pas »

Clara Géliot
·2 min de lecture

A 61 ans, l'acteur américano-danois a réalisé son premier film, « Falling », qui évoque l'aide d'un fils pour son père âgé. Dans un français parfait, Viggo Mortensen nous a parlé de famille et de cinéma.

Quand vous est venue l'envie de passer à la réalisation ?
Viggo Mortensen - Il y a longtemps ! Au milieu des années 90, j'avais le projet de tourner un film au Danemark, mais je ne suis pas parvenu à réunir les fonds. A cette époque, ma carrière d'acteur décollait et j'étais occupé, mais je n'ai jamais cessé d'écrire des scénarios. Et lorsque l'envie de réaliser m'a repris, il m'a fallu attendre encore huit ans avant de tourner Falling, cette histoire célébrant la patience d'un fils qui recueille son père acariâtre et déclinant en attendant de le reloger près de chez lui.

Cette histoire est-elle tirée d'une expérience personnelle ?
Viggo Mortensen - Je pense que tous les films que l'on réalise, y compris ceux que l'on n'a pas écrits, prennent la forme d'une confession. Et si l'histoire de Falling est une fiction, la base relève de l'intime, car elle révèle une volonté d'exprimer les sentiments que j'ai pour mes parents et d'explorer tout ce qu'ils m'ont appris. Donc, si ce drame n'est pas autobiographique, certains éléments sont tirés d'événements réels ou de conversations entendues dans mon enfance. C'est pourquoi, par respect pour leurs propres souvenirs, j'ai dédié le film à mes frères, Charles et Walter.

A quoi ressemblait votre enfance ?
Viggo Mortensen - C'était une enfance nomade puisque je suis né aux Etats-Unis, j'ai grandi en Argentine jusqu'à l'âge de 11 ans, puis mes parents se sont installés près de la...

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