VIH : un traitement préventif révolutionnaire a prouvé son efficacité

L’injection tous les deux mois d’un médicament appelé cabotegravir permettrait de réduire les risques de contamination par le VIH, le virus responsable du sida. C’est ce que révèlent les Instituts américains de santé (NIH), qui relaient les résultats préliminaires d’un essai mené dans sept pays, parmi lesquels les Etats-Unis, le Brésil, la Thaïlande ou encore l’Afrique du Sud.

Pour l'heure, le seul traitement préventif homologué est la PrEP (prophylaxie pré-exposition), commercialisé sous le nom de Truvada., mais il doit être pris quotidiennement pour être efficace.

VIH : le cabotégravir encore plus efficace que la PrEP ?

Lancée en 2016, cette vaste étude a été menée sur plus de 4.500 volontaires séronégatifs considérés comme à risque. Il s'agissait d'hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et de femmes transgenres ayant des rapports sexuels avec des hommes. La majorité des volontaires avaient moins de 30 ans.

Les participants ont été répartis au hasard dans deux groupes : le premier groupe a reçu des des injections de cabotégravir tous les deux mois ainsi que des comprimés placebo, tandis que le second a reçu des injections placebo ainsi que des comprimés de PrEP quotidiennement. Ni les participants ni les responsables de l’essai ne savaient qui recevait quel médicament.

Au cours de l’essai, 50 participants ont contracté le VIH. Parmi eux, 12 recevaient des injections de cabotégravir et 38 des comprimés de PrEP. Un résultat qui se traduit par une efficacité du cabotégravir supérieure de 69 % à celle de la PrEP, qui réduit déjà le risque d’être infecté par le VIH de 99 %, selon les Centres de prévention des maladies américains (CDC).

Ces conclusions prometteuses ont encouragé les responsables de l’étude à mettre fin à cette phase de l’essai en aveugle, qui devait pourtant se poursuivre jusqu'en 2021. L’objectif ? Partager ces conclusions et permettre à tous les participants de bénéficier de ce traitement préventif contre le VIH.

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