La Villa Malaparte, décor mythique du film Le Mépris de Jean-Luc Godard

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"Un tragique histoire d'amour dans un décor merveilleux". Dès sa bande-annonce, Le Mépris de Jean-Luc Godard annonce la couleur. Ce film où "l'amour meurt en Technicolor" occupe une place tout à fait particulière dans la filmographie du cinéaste. Oeuvre totale par excellence, il prophétise une double fin, celle d’un cycle fondateur pour l’artiste, celui de la Nouvelle Vague, et d’un premier amour, celui pour l’actrice et compagne Anna Karina. Pour ce long-métrage quasi autobiographique, le réalisateur suisse adapte à l’écran le roman éponyme de l’écrivain Alberto Moravia qu’il juge être « un vulgaire et joli roman de gare (…) le genre de roman avec lequel on tourne souvent de beaux films ». La beauté sera bien évidemment de chaque plan, de chaque travelling, moue, regard et intonation des êtres de cinéma au premier plan. Ils s’appellent Brigitte Bardot et Michel Piccoli et sont au firmament de leur carrière. Leur crise amoureuse fictive est sublimée par une bande-originale devenue la quintessence du cinéma-même, signée Georges Delerue, et en arrière-plan d'un cadre d’exception aux lignes profondément audacieuses, la Villa Malaparte.


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