Vincent Darré : ‘‘Le jour où Arielle Dombasle me sauve de la dépression’’

Je suis un dandy pétillant que l’on surnomme « la luciole des nuits parisiennes ». Mais, en 2015, une profonde tristesse m’accable. Ma meilleure amie me tend la main...

Début 2015, je suis boulimique de travail, surexcité par les projets que j’ai acceptés lorsque j’apprends que mon père est atteint d’un cancer et qu’il n’a plus que quelques mois à vivre : il est le dernier survivant de ma famille. Ma vie bascule dans l’enfer.Entre l’hôpital où je rends visite à mon père, les chantiers, les dîners mondains, je ne sais plus où donner de la tête. Moi qui suis toujours de bonne humeur, en plein burn-out, je fais bonne figure. J’encaisse tout mais, petit à petit, la dépression m’envahit. J’ai des idées noires, je n’ai plus envie de me lever ni de dessiner. Le spectre de mon frère maniaco-dépressif surgit. J’ai peur de sombrer, comme lui. Malgré mes résistances, je décide de consulter un psychanalyste. Et me voilà à raconter mes malheurs : mes traumatismes d’enfance lorsque mon père ne me protégeait pas de sa nouvelle femme, qui me martyrisait. Comme sur un toboggan, je descends de plus en plus bas et cela dure des mois. Mes amis se sentent impuissants. Arielle Dombasle tente de me remonter le moral.

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Porté par l’énergie fantasque de ma diva, je reprends goût à la vie

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Un matin d’avril, elle m’appelle : « Vincent ! J’ai un projet extraordinaire ! On me propose de mettre en scène “La Traviata” de Verdi pour l’Opéra en plein air. Tu vas faire les décors et les costumes ! » Je rétorque : « Hors de question ! J’en suis incapable. » Elle insiste : « Mais si ! J’ai accepté, je ne peux pas me lancer dans l’aventure sans toi. » Une heure plus tard, elle débarque chez moi et me fait tellement rire que j’accepte de l’accompagner à la première réunion avec l’équipe. Le lendemain, elle me relance : « “La Traviata”, c’est la bourgeoisie qui juge une femme libre. » Je m’inspire de Grandville,(...)


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