Viol, malnutrition, sida, travail forcé... Les enfants, victimes silencieuses de la guerre en Centrafrique

franceinfo avec AFP
Le viol, la malnutrition, le sida, le travail forcé dans les groupes armés: aucun de ces maux n'épargne les enfants de Centrafrique, dont deux sur trois, soit 1,5 million, ont besoin d'assistance humanitaire, selon l'ONU.

Avec cinq pédiatres dans tout le pays, tous basés dans la capitale Bangui, une mortalité néo-natale la plus élevée au monde, les enfants centrafricains sont en grand danger. "On a l'habitude de dire que la Centrafrique est l'un des pays les plus difficiles pour être un enfant", explique à l'AFP Donaïg Le Dru, porte-parole de l'Unicef en Centrafrique.

"Aujourd'hui, la vie est peut-être encore plus difficile et plus dangereuse pour les enfants qu'elle ne l'était au plus fort de la crise" il y a cinq ans, note un rapport de cette organisation sur la situation des petits Centrafricains, publié le 30 novembre et intitulé "Une urgence négligée".

Le texte constate "une forte recrudescence des combats, qui se sont étendus à des régions du pays auparavant épargnées par la violence" et s'inquiète des conséquences pour les enfants dans un pays déjà dépourvu de tout.



Selon des chiffres onusiens, l'espérance de vie y est de 52 ans, trois personnes sur cinq vivent avec moins de 1,9 dollar par jour et près de la moitié de la population n'a pas accès à l'eau potable.

L'enfance n'est pas épargnée par ces statistiques alarmantes: la mortalité néo-natale y est la plus élevée au monde avec un enfant sur (...)

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