Viol sur mineurs : voici pourquoi cette avocate ne plaide pas pour l’imprescriptibilité

Anaïs Guillon
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Dans le sillage de l’affaire Duhamel, le débat sur l’imprescriptibilité des violences sexuelles sur mineurs resurgit. Si plusieurs personnalités politiques se sont récemment déclarées favorables à une nouvelle législation, l’avocate Anne Bouillon s’interroge sur les incidences d’une telle mesure.

« L’inceste devrait être un crime imprescriptible. Point », Laurence Parisot le 4 janvier 2020. « Je suis spontanément très favorable à l’imprescriptibilité », Olivier Véran le 19 janvier 2020. « On ne peut pas dire à une femme ou un homme : "Il fallait te réveiller plus tôt parce que le délai de prescription est passé" », Bruno Questel le 5 février. Depuis la déflagration provoquée par l’affaire Duhamel et le mouvement #Metooinceste, les femmes et les hommes politiques se proclamant favorables à l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs se multiplient. Dernier exemple en date ? Les déclarations tenues mardi par l’eurodéputé EELV, Yannick Jadot. L’écologiste a applaudi la volonté du gouvernement de définir automatiquement tout acte de pénétration sexuelle commis par un majeur sur un mineur de moins de 15 ans comme un crime, avant de formuler un regret. Le candidat potentiel à la présidentielle de 2022 a indiqué que le gouvernement commettait une « erreur » en proposant une « prescription glissante » plutôt que l’imprescriptibilité de ces crimes. « Dans la tête des coupables, dans la tête des violeurs, il faut qu’il y ait cette idée d’imprescriptibilité », a-t-il défendu.

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Le débat autour de l’imprescriptibilité des crimes sur mineurs, qu’il s’agisse d’inceste ou de viols et agressions sexuelles...

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