Violences conjugales : quel avenir pour le numéro d’écoute 3919 ?

Anaïs Guillon
·2 min de lecture

Pour élargir les horaires de la ligne d’écoute dédiée aux femmes victimes de violences, le gouvernement souhaite lancer une procédure de marché public pour la gestion du 3919. Mardi, la Fédération nationale Solidarités femmes (FNSF) qui gère cette ligne depuis des décennies, a mis en garde sur les conséquences d’une telle mesure. 

Depuis le Grenelle contre les violences conjugales, les appels sur la ligne du 3919 ont sensiblement augmenté. Pour prévenir les violences et protéger davantage les victimes, le gouvernement a répondu positivement à la demande de la Fédération nationale Solidarités femmes (FNSF) d’ouvrir ce numéro 24h/24. Actuellement ce service est ouvert de 9 heures à 22 heures en semaine et de 9 heures à 18 heures les week-ends et jours fériés. Mais pour élargir les horaires de la ligne d’écoute, l’État a prévu de lancer une procédure de marché public afin d’aboutir à un nouveau cadre juridique pour le 3919 d’ici 2021. En d’autres termes, la FNSF qui gère la plate-forme depuis sa création, est mise en concurrence avec d’autres opérateurs. Dans un communiqué publié le 17 novembre, l’association demande au gouvernement de renoncer à ce « marché public ». Selon elle, cette mesure présente un risque accru de détérioration de l’écoute des victimes.  

Une cause d’intérêt général incompatible avec une logique économique 

Depuis 1992, la FNSF soutien, conseille, et oriente chaque année des milliers de femmes victimes de violences. Lors du premier confinement, près de 7 000 victimes ont été prises en charge chaque semaine, par des personnes qui ont acquis une écoute particulière, une formation et une qualification spécifique aux violences conjugales. 

L’association craint que la future mise en concurrence aboutisse à terme, à...

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